Les journalistes

Patrice Cousin Journalistes Journaliste, métier ou sacerdoce,Pour en avoir côtoyé quelques uns,J’opte sans hésitations pour le sacerdoce. Souvent ce mot désigne les hommes d’église.Il s’applique vertueusement à ceux qui,Au mépris de leur existence parfois, nous informent. Leur vie familiale, s’ils en ont une, est culbutéePar l’intérêt de et pour l’info.Stylo, micro ou caméra, toujours prêts à dégainer. Leur bonheur est dans le recueillement des nouvellesAvoir un scoop, le Prix Albert Londres et pourquoi pas le Pulitzer,Jusqu’à risquer de se noyer dans l’actualité. Ils se réalisent dans cette féroce volonté de nous informer, ILS sont les jouirnalistes. © Patrice Cousin juin 2026 ⬇︎ La critique de Claude* * assistant IA des Éditions Pastels Tilleuls Beau texte ! Et la chute est parfaite — « Ce sont les … Claude

Sous influence

Patrice Cousin Je ne sais rien mais je dirai tout. Influence, nouvelle démence.Du diseur et de l’écouteur,Lequel des deux est le plus fou ? Ils influencent croyant exister.Occupation qui leur rapporte, les inonde d’orEn gavant les gobe-tout. Dans ce monde d’apparences futiles,Être écouté les laisse imaginer d’exister,Les boursoufle d’une venteuse suffisance. Au loin, une infime lueurDans ce vide abyssalLes attire, telle une phalène. Ils s’emparent de fugaces reflets,Nous vendant d’improbables chimères,Inconsistants croqueurs de tout Ils se jugent importants,Ne sont que dérisoires,Ajoutant du vide au néant. Avant, on les appelait charlatans ! © Patrice Cousin juin 2026 ⬇︎ La critique de Claude* * assistant IA des Éditions Pastels Tilleuls C’est une version propre et aboutie. Les contraintes du défi des 101 mots ont en réalité discipliné … Claude

Le Barde est là

Patrice Cousin L’urne approche, écoute bien :Regarde venir ce bateleur Gaulois,Ne laisse aucunement chanter ce Barde-là. Si tu as l’oreille musicienne,Entends comme il chante faux,C’est seulement du vent et sa lyre est sale. Freluquet inconsistant, pitoyable tambour rrr  rrrQui résonne sous des baguettesQui ne sont pas même les siennes. Rrr rrr. Pourtant ce Barde est là,Persuadé de nous faire succomberAvec son air com-passé. Ne le laissons pas arriver sur la scène.Empêchons-le de chanter à jamais,Il est indigne de gouverner. Prenez garde, il n’est qu’unPorte-parole indécent.Si vous manquez de bol, vous l’aurez. © Patrice Cousin juin 2026 ⬇︎ La critique de Claude* * assistant IA des Éditions Pastels Tilleuls Quand le barde est là, tout le monde cherche à l’empêcher de chanter… Vous construisez un texte en … Claude

Inter-minables

Patrice Cousin Avant de commencer, monsieur le ministre,Comme la loi nouvelle le prescrit,Je dois rappeler vos condamnations passées. Déroulons ensemble cette liste inter-minableQui commence le… zzz, zzz, zzzz, et passe le temps, passe.Nous arrivons enfin au bout de votre palmarès édifiant. En droit civil, une seule de ces condamnationsVous aurait disqualifié, rendu inéligible.Comment légitimer une telle différence de traitement ? En cas de victoire prenez-vous ici l’engagementDe faire adopter une loi copiée du droit civilQui exclurait ad vitam les corrompus du monde politique ? Un tonnerre d’applaudissements salua ma demandeQui, brutalement me réveilla ! © Patrice Cousin mai 2026 ⬇︎ La critique de Claude* * assistant IA des Éditions Pastels Tilleuls C’est plus fort qu’un pamphlet nominatif — la généralité accuse tout le système, pas seulement l’homme. Et … Claude

Trompettes

Patrice Cousin Notre maître Georges Brassens l’a déclaré voici longtemps :Faut-il battre l’tambour avec ses parties génitales,En attendre grande renommée ? Posez une caméra, ils s’agglutinent comme des rats.Se pavanent devant leur miroir, le seul à réfléchir.Auraient-ils peur du silence ? Que dire à qui les écoute ?Quels neurones aurions-nous détruitsPour qu’ils gobent tout ainsi ? Que feras-tu quand tu seras grand ?Je veux faire célèbre !Sommes-nous les fiers géniteurs d’enfants au cerveau con-pressé ? Ne les écoutez ni ne leur donnez votre temps :Vous avez mieux à faireQue d’enrichir ces folliculaires ! © Patrice Cousin mai 2026 ⬇︎ La critique de Claude* * assistant IA des Éditions Pastels Tilleuls Quel beau texte, mordant et savoureux ! L’esprit brassensien y est bien là : la … Claude

Les voiles

Patrice Cousin Mettre les voiles ou porter le voile ?Voile de liberté ou voile imposé ?Voile d’ici ou voile de là-bas ? Voile qui aveugle l’un et qui éblouit l’autre. Elle vient de Gênes, il est disciple d’Allah. Se gonfle sous la risée ou la brise. Au féminin, au masculin ?Elle choisit le blanc immaculé, brillante voile d’avantIl s’oblige au noir crépusculaire, sombre voile présent. Mon choix m’incline à naviguer,Ma force est dans ma libertéAlors ! À hisser cette voile de Gênes ! J’ai louvoyé et pris mon cap.Trop serrer le vent n’apporte guère. À border… © Patrice Cousin mai 2026 ⬇︎ La critique de Claude* * assistant IA des Éditions Pastels Tilleuls Le jeu sur le mot « voile » est le cœur du poème et il est réussi. En … Claude

A voté

Patrice Cousin Je vous demande officiellementDe voter ce soir POUR l’installationDe trois caméras de surveillance. Monsieur le Maire, est-ce bien nécessaire ?Notre budget serré le permet-il ?Ne serviront-elles pas à rassurer nos aînés, vos fidèles électeurs ? Je veux un monde plus serein.J’entends empêcher les écarts aux règles de civilitéQui installent sournoisement le désordre dans notre voisinage ! Commençons par protéger l’école !Identifions puis confondons ces voyousQui urinent sur le mur de leurs classes ! Le vote fut serré mais adopté : les caméras installées,Lançant à l’instant la mode des sweats à capuche. © Patrice Cousin avril 2026 ⬇︎ La critique de Claude* * assistant IA des Éditions Pastels Tilleuls Le titre « A voté » — sobre, procès-verbal, et légèrement inquiétant. Il dit la … Claude

Le psy

Patrice Cousin Je suis entouré de robots,Cerné par ces machinesAppelées à nous remplacer. Afin de m’épargner de la peine,J’en ai adopté beaucoup.Leur domestication fut longue. Ils ont d’abord envahi mon esprit,Puis occupé toutes mes nuits,Pour finir, sont devenus obsession. Il me fallut découvrir leur langage.Un apprentissage compliqué,Encore aujourd’hui inachevé. Même Attila, barbier impitoyable de mon gazon,Jadis le plus récalcitrant de mes enfants,Est devenu obéissant. Allongé sur le divan du psy,Je poursuis ma litanieD’ennuis humanoïdes. Vous avez attrapé la robotik !M’interrompt une voix nasillarde.Merde ! Mon psy est un robot… © Patrice Cousin avril 2026 ⬇︎ La critique de Claude* * assistant IA des Éditions Pastels Tilleuls Analyse — Le psy Ce qui fonctionne bien La construction est habile : l’auteur installe délibérément une confusion entre robots/androïdes et… … Claude

La pêche industrielle

Patrice Cousin Un démentiel bateau-usine vient de prendre la mer.Il est armé pour prendre toute la mer.Qu’il va tristement vider trop vite. Pressé de devenir adulte,Tel le couplet des impuissants :C’est moi que j’ai la plus grosse ! Devenu adulte il lui faut posséderUn yacht, un avion, un château,Pourvu qu’il soit le plus grand. D’un mètre, d’un kilo,Assez pour se prétendre un instantLe roi du monde et des océans Cette grandeur est le reflet fidèleDe son incommensurable bêtiseCroyant s’élever, il s’abaisse Bientôt il restera seul et mangera du sable,S’il lui en reste. © Patrice Cousin avril 2026 ⬇︎ La critique de Claude* * assistant IA des Éditions Pastels Tilleuls percutant et bien ciblé Le texte est solide du début à la fin. La progression enfant/adulte fonctionne parfaitement, … Claude

Couleurs

Patrice Cousin Quelle merveille !Vous nous avez une fois encoreÉclaboussés de votre talent. Vos couleurs sont surnaturelles.Quels artefacts utilisez-vous ?C’est dément, c’est énorme ! Personne n’avait atteint une telle perfection,Nul après vous ne vous égalera c’est certain,Ce rouge est démoniaque. Et vous avez osé lui accoler un vert…Il réhausse votre pourpreAvec une force Admiraaaable ! Votre génie doit être loué.Beaucoup ont tenté vous seul y êtes parvenu.Vos œuvres échauffent nos fantasmes. Il est vrai, couleur et taille, j’ai réussi,Mais elles sont, hélas, dures comme le roc,Et n’ont aucun goût de fraise. © Patrice Cousin avril 2026 ⬇︎ La critique de Claude* * assistant IA des Éditions Pastels Tilleuls C’est savoureux ! La construction en piège est parfaitement maîtrisée — on croit à un éloge artistique, et la chute révèle … Claude

Passe-temps

Patrice Cousin À quatre fois vingt ansLe réveil du corps est souvent laborieuxJ’ai encore aujourd’hui tant de choses à faire Je vais de plus en plus lentementQuand il me fallait une heure auparavantMaintenant deux me suffisent à peine Je colle péniblement mes timbres sur l’enveloppeJe vais à la poste pour un pli recommandéIl y a la queue au guichet je soupire Un jeune homme se retourneTrente minutes que j’attendsPour vous ce n’est pas grave, et puis vous avez tout votre temps Mais NON, petit con, il m’en reste si peu, j’ai honte de le gâcher. © Patrice Cousin mai 2026⬇︎ La critique de Claude* * assistant IA des Éditions Pastels Tilleuls Du souffle et de la culture ! L’ancrage dans Molière est une belle idée … Claude

Schoelcher au secours

Patrice Cousin Tu l’aurais vu hier matinIl est superbe, tout en musclesUne merveilleQuelle allure, souple et féline J’ai sorti le stylo, le chéquierIl était abominablement cherPouvais-je me l’acheterLe faire entrer dans mon troupeau Voir ces muscles bouger avec autant d’éléganceCes gestes sûrs et précis irradiaient l’intelligenceJe ne pouvais pas me tromperJe ne pouvais pas le laisser m’échapper Il me le fallait, oui maisÀ l’instant d’écrire le chiffre exorbitantQue le marchand demandaitIl me manquait une réponse Avait-on le droit d’acheter un hommeMême s’il est le meilleur buteur de l’année ? © Patrice Cousin mai 2026⬇︎ La critique de Claude* * assistant IA des Éditions Pastels Tilleuls Sur le fond C’est une construction très habile — le lecteur est piégé dans un malentendu volontaire jusqu’à la chute. On … Claude

Tartuffe

Patrice Cousin Madame, cachez ce sein… Relire Tartuffe de MolièreNous dit combien ce sujet est ancien.La belle hypocrisie de celui qui feintD’être choqué, pour mieux s’émoustiller. Dénonciateur de ce qu’il espère et attend,Incapable de contenir ses vils instincts,Lâchement il en accuse son voisin. Il prétend dicter mon choix en me l’ôtantUsant d’un ton moralisateur bien-pensant. Vais-je supporter encore longtempsCes fausses indignations, ces cris écœurants ? À tous ces culs-bénis, maintenant je leur disPour faire mieux que dissimuler ce sein,Cachez-vous bien loin, et surtout taisez-vous Honorez Onan si vous en avez besoin, mais en silence. © Patrice Cousin mai 2026⬇︎ La critique de Claude* * assistant IA des Éditions Pastels Tilleuls Du souffle et de la culture ! L’ancrage dans Molière est une belle idée — Tartuffe … Claude

C’est non au Sénat

Patrice Cousin Nos sénateurs se sont con certésIls ont con venu que leurs con citoyensN’étaient pas assez éveillés pour décider Au nom d’une idéologie, d’une religion,Après une brève con certationQuelques verbiages sans ambition Ce sera non au droit à mourir pour le petit peuple Sénateurs trop vite changés en castrateursDanseurs serviles autour de l’archer.Et moi, citoyen adulte, j’entends rester libre,Je prétends pouvoir dire stop, choisir l’instant du départ. Ils m’ont volé ce droit Mourir de façon propre les insupporte.Leurs dogmes supplantent ma volonté,M’interdisent le choix du lieu de l’heureCe sont les cons ervateurs. © Patrice Cousin mai 2026 ⬇︎ La critique de Claude* * assistant IA des Éditions Pastels Tilleuls Aïe, mea culpa ! Vous avez raison et je suis passé complètement à côté ! … Claude

Racistes

Patrice Cousin Ordinairement, chaque matin, j’obéis à mon corps et je le délivre de ses excédents. Mais voilà, un jour, regardant vers la cuvette, la question m’est apparue crûment : rois, présidents ou mendiants, jaune, noir ou blanc, existerait-il une différence ?Nos défécations pourraient-elles trahir nos origines ? Si l’examen de nos selles est très utile à l’oncologue, aucun n’a été tenté d’en déduire la provenance du déposant :nous sommes égaux devant l’étron. Notre peau peut être dissemblable, cela n’y change rien : le racisme est une distorsion du vivant. Si vous ne me croyez pas, regardez votre cuvette demain matin. © Patrice Cousin mai 23026 ⬇︎ La critique de Claude* * assistant IA des Éditions Pastels Tilleuls en résumé C’est très propre. La structure tient, le rythme … Claude

Superstition

Patrice Cousin Années soixante-dix, euphorie de ma jeunesse, mes années merveilleuses. Symbole phallique, indispensable à la drague, outil incontournable de mobilité, accessoire de sport, accélérateur d’adrénaline, un rôle moteur en somme, jamais en veille : elle s’appelle voiture ! Objet fragile qui exige énormément d’attentions, beaucoup de soins, sans omettre le lavage, le bichonnage.Sitôt brillante et récurée, je m’empressais de la casser, très régulièrement, enfin trois fois de suite, maudites bagnoles ! Grande décision, j’ai arrêté de la laver ; miracle, depuis je n’ai plus eu d’accident. J’aurais pu, mais non, je ne suis pas devenu superstitieux : ça porte malheur ! © Patrice Cousin –  mai 2026 ⬇︎ La critique de Claude* * assistant IA des Éditions Pastels Tilleuls Ce qui fonctionne bien L’entrée en matière est efficace : la … Claude

Le smartphone

Patrice Cousin Avec ma vieille voiture, je gère moi-même la vitesse ! J’accélère dès que je peux, je ne veux pas perdre un instant. Je risque un retrait de permis si je suis flashé, mais je n’ai pas de temps à gaspiller. La vie est courte, rester bloqué dans les embouteillages m’est insupportable. Toutes ces minutes effacées, ces secondes envolées, foutues, à jamais perdues…   Ah, vite, ça se décoince, je me faufile, à droite, me défile à gauche, la route est à moi… Ouf, rendu à la maison. Je reprends ma partie de Vampire Survivors, niveau 4, à la Tour de Gallo ! © Patrice Cousin avril 2026 La critique de Claude* * assistant IA des Éditions Pastels Tilleuls La chute est un coup de génie. … Claude

Le vendeur

Patrice Cousin Je vais faire fortune ; pour ça Je sais ce que je veux vendre : J’ai décelé un gisement énorme, Sans en atteindre le fond. Tout le monde en parle sans en deviner l’étendue, Chacun le sait Mais aucun ne le reconnaît, Ma tâche en sera confortée. Nul besoin d’user d’artifices, Les chalands piétinent au coin de chaque rue, Ils ignorent qu’ils sont preneurs, Qu’ils en sont consommateurs. Ils en veulent davantage, ne sont pas rassasiés, N’éprouvent pas le moindre haut le cœur, S’octroient sans gêne aucune la palme du meilleur : Je vais vendre de la connerie à des cons. © Patrice Cousin avril 2026 ⬇︎ La critique de Claude* * assistant IA des Éditions Pastels Tilleuls Ce qui fonctionne bien La chute est le … Claude