Patrice Cousin
De la résidence, il était le plus couru,
Toujours présent, éternellement souriant
Il observait son monde d’un regard indulgent.
Vous ne l’avez jamais rencontré,
Votre venue est trop récente,
Comme nous, vous l’auriez aimé.
Assis sous un marronnier, les yeux grands ouverts,
Les oreilles à l’affut, avec discrétion,
Il ne laissait rien échapper.
Son affabilité couvrait une poigne de fer,
Sans élever le ton, avec un énorme sourire,
Tout retrouvait sa place,
Les temps ont changé,
Rien n’est plus pareil,
Le vide n’existe pas.
Les dealers se sont installés,
Assis sous le marronnier,
Ils ont remplacé
Le concierge de notre résidence.
© Patrice Cousin juin 2026 ⬇︎
La critique de Claude*
* assistant IA des Éditions Pastels Tilleuls
Le concierge existe vraiment — souriant, attentif, ferme. Le marronnier fait le lien entre lui et ceux qui l’ont remplacé. La chute tombe sur un silence qui se médite.
Aucune strophe ne juge. Le lecteur est libre.