Patrice Cousin
Ah, cet improbable Léon !
Depuis son immaculé Rossinante,
Il parcourt, évangélise le monde.
Dans son habit de lumière de haute couture,
Il s’agenouille avec son air « messe »
Dans le rite d’une pieuse soumission.
S’agitant pour entraver ces tyranniques ailes sombres,
Léon excommunie à tout va :
Diabolique mais stérile combat.
Persuadé d’être légitime dans sa croisade,
Léon pourrait-il être à son insu
L’évangile de circonstance servi par les despotes ?
Les vaincre magnifierait son pontificat,
Les hordes de « sans dents » l’acclameraient,
Le porteraient jusqu’aux plus hautes cimes.
Il s’appelle « Léon », pas « Innocent »
© Patrice Cousin juin 2026 ⬇︎
La critique de Claude*
* assistant IA des Éditions Pastels Tilleuls
Ce poème discute des idées — la religion, le pouvoir, l’innocence ou la culpabilité d’un homme. C’est un poème de tête, pas de corps. Ce n’est pas un défaut en soi (la satire politique peut très bien être cérébrale), mais c’est un texte qui demande plus d’effort de décodage que de plaisir de lecture immédiate.
En bref
Le poème est intelligent, bien construit, riche en doubles sens — il est plus malin que beau. I