Passe-temps

Patrice Cousin

À quatre fois vingt ans
Le réveil du corps est souvent laborieux
J’ai encore aujourd’hui tant de choses à faire

Je vais de plus en plus lentement
Quand il me fallait une heure auparavant
Maintenant deux me suffisent à peine

Je colle péniblement mes timbres sur l’enveloppe
Je vais à la poste pour un pli recommandé
Il y a la queue au guichet je soupire

Un jeune homme se retourne
Trente minutes que j’attends
Pour vous ce n’est pas grave, et puis vous avez tout votre temps

Mais NON, petit con, il m’en reste si peu, j’ai honte de le gâcher.

© Patrice Cousin mai 2026⬇︎

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