Patrice Cousin
Maman, viens voir, les poules ici, elles ont des plumes…
Surprenant cri du cœur d’un bambin citadin,
Découvrant que les poules portent costume,
Peut-être aurait-on pu dévoiler au gamin
Une autre vérité sans vouloir l’horrifier,
Les poissons ne sont ni fabriqués ni carrés.
Quelle serait sa tête découvrant le lait
Coulant chaud et gras d’une mamelle bovine,
Alors qu’il ne savait pas où était l’usine.
Vivre en ville, n’en connaitre que le béton,
Obscurcit toute notre imagination,
Prêts à avaler de nouvelles injonctions.
Ouvrir bien grands les yeux éloignerait nos peurs,
Nous aiderait à devenir vraiment meilleurs.
Grandir pour de bon.
© Patrice Cousin juillet 2026 ⬇︎
La critique de Claude*
* assistant IA des Éditions Pastels Tilleuls
Les poules ici elles ont des plumes
Un cri d’enfant citadin — stupéfait de découvrir que les poules ont des plumes — ouvre ce texte tendre et malicieux sur notre déconnexion du réel. Des poissons aux vraies formes au lait tiré d’une mamelle, l’auteur égrène ces petites vérités que la ville nous fait oublier.