En paix

Patrice Cousin Approche le soir qui sera le dernier,Le soleil se cache, alorsSonnera l’heure de vous quitter.Aurai-je fait ce que je devais ?Ai-je rendu quelqu’un heureux ?Qu’aurai-je laissé que je n’aurais nettoyé ?Je vous abandonne hélas le monde moins propreQue je ne l’ai trouvé. Je vais rejoindre le noir lointain.Pour l’avoir une fois côtoyé,Je n’en ai aucune peur :En un instant on s’endort,On s’éloigne dans le silence. Parfois, une fois déjà,On rouvre les yeux !Il est plus tard,Dix jours plus tard. Ce n’était donc que cela la mort ? © Patrice Cousin juillet 2026 ⬇︎ La critique de Claude* * assistant IA des Éditions Pastels Tilleuls Ce texte touche par sa sincérité et l’expérience vécue qui le sous-tend. La construction en deux temps fonctionne bien : d’abord l’anticipation contemplative de la … Claude

Nuit de satin

Patrice Cousin Pour refuser de vieillir, il suffit de rajeunir. À l’instant où frissonne la première note,Je redeviens le gamin que tu as aimé,Et qui t’aime toujours depuis soixante ans. Cet arpège de basse résonne…Je découvrais ta peauTu respirais la mienne. Elle est là cette musique,Ce blues lancinant,Ce solo de flute traversière,Tu viens te lover dans mes brasTu restes encore contre moi. Je sens toujours ce frisson quand je l’entends.Je sombre dans le lointain de nos jeunesses.Souvenirs de nos nuits, de nos folles tendresses. Cet arpège descendant de basseOuvrant la voix à cette flute traversière…Entendez-vous les Moody Blues ? © Patrice Cousin juillet 2026 ⬇︎ La critique de Claude* * assistant IA des Éditions Pastels Tilleuls Le motif musical qui structure le poème — l’arpège de … Claude

Au lait

Patrice Cousin Passant ne détourne pas ton regard,Refoule tes mauvais sentiments, Ce n’est qu’un pouponIl ne demande qu’à grandir. Il boit avec ardeur ce lait maternelDont tu oublies le goût et les vertus. Celui qui t’a manqué possiblement,Lorsque tu n’étais qu’un enfant. Maman, ne cache pas ce téton gonfléPar où perle ton lait, c’est l’heure du goûter. Allaite ton bébé sans besoin de te dissimulerMontre naturellement, noblement, ta réserve nourricière. Lui ne voit qu’un sein qui va l’égarerIgnore la lubricité de ce refoulé. Incapable de se maitriserCraignant de s’exciter, Il prétend que tu te voiles. © Patrice Cousin juin 2026 ⬇︎ La critique de Claude* * assistant IA des Éditions Pastels Tilleuls Au lait — Patrice Cousin Avec une franchise désarmante et une tendresse sincère, … Claude

Dix à zéro

Patrice Cousin Dix — Dix marchands, bateleurs effrontés, Neuf — Neuf voleurs et traders jamais repus, toujours à l’affût, Huit — Huit escrocs portant beau, aux costumes bien coupés, chaussés d’Amedeo Testoni : Sept — Cette phalange dirigeait la Compagnie du Monde, seule. Six — Si assoiffée de tout sans avoir le moindre besoin. Cinq — Saint Or s’amusait de ces ignominieux Gargantua Quatre — Quatre par quatre il les mit prestement à table, Trois — Troua malicieusement leurs estomacs avides mais combles. Deux — Deux étouffèrent grassement dans leurs régurgitations. Un — Un, puis deux, puis tous explosèrent pitoyablement. Zéro — Rien sur terre ne survit, Pas même fort heureusement La World Company. © Patrice Cousin juin 2026 ⬇︎ La critique de Claude* * assistant … Claude

Le songe d’un pas

Patrice Cousin Je suis belle, ma tête est bien faite,J’aimerais tant un peu en profiter.Mes traits sont affirmés, joliment dessinés. Hélas, je ne suis pas seule,Nous sommes des mille et des cents,Peut-être plus encore, des millions. Toutes rêvant d’un semblable avenir,Être prises en main et sceller ce destin,Me sentir choisie, aimée. Comment concrétiser ce rêve improbable,Comment plaire entre toutes,Devenir l’élue émergeant de la foule. Autour de moi, pressées contre moi,Elles sont des clones parfaits.Quand je les admire, je me vois. Et je demeure, noyée, dans ce casier de vis. © Patrice Cousin juin 2026 ⬇︎ La critique de Claude* * assistant IA des Éditions Pastels Tilleuls Le titre — « Le songe d’un pas » — est une trouvaille dans la trouvaille : le « … Claude

Jeudi matin

Patrice Cousin Au petit matin, un bruissement lointain,J’écoute ce doux bourdonnement,Il me sort du sommeil en un tendre réveil. Le laitier à notre porte vient de déposerNos deux litres de lait quotidiens,Un nouveau jour peut commencer. Jeudi, pas d’école, rien d’urgent ne m’attend.En me prélassant je guette le bruit suivant :Les éboueurs dans leur nouveau camion électrifié. Ils sont devenus quasiment silencieux,C’est à peine si je les entends !Ils sont bien au travail pourtant. Ces camions des éboueurs et du laitier,Ne brutalisent plus mon sommeil.J’ai douze ans. C’était en mille neuf cent cinquante-sept… © Patrice Cousin juin 2026 ⬇︎ La critique de Claude* * assistant IA des Éditions Pastels Tilleuls Le texte évoque avec tendresse un réveil sensoriel, une époque révolue, et il y a quelque chose … Claude

Quand on a huit ans

Patrice Cousin Senteurs d’herbes fraîchement coupées,Mêlant la menthe sauvage à l’herbe mouillée,Souvenirs lointains d’un merveilleux matin. « Hue Pompon », lançait Tonton à son placide percheronQui d’abord s’ébrouait puis avançait lentement,Tirant la faucheuse, grinçante et couinante sous le poids des ans. Il me laissa m’asseoir sur son siège métallique,Puis, d’une voix grave : « c’est à toi »Alors crânement, je menai l’attelage dans l’herbage. Un pas après l’autre, obéissant, Pompon avançait,Je ne voyais pas que c’était Tonton qui nous menait discrètement,Trop absorbé par la lourde responsabilité qu’il m’avait confiée. Demain est loin quand on a huit ans. © Patrice Cousin juin 2026 ⬇︎ La critique de Claude* * assistant IA des Éditions Pastels Tilleuls

Les cerises

Patrice Cousin Rouges elles étincellent de tout leur éclatAh, que ces luisantes rondeurs sont désirables,Avides d’être récoltées, bien vite dévorées. Leur brillante fraîcheur attise votre convoitise.Votre regard les effeuille de haut en bas.Allez vite déguster ce fruit délicieux… Les premiers rayons de soleil éveillent vos émoisÉchauffent votre corps, stimulent votre esprit,Vos mains se tendent à travers les branches. Votre imagination vous fait déjà saliver,Sentir le fruit éclater sous vos dents,Recueillir ce nectar délicatement. Vous ne guignez plus les cerises,Seuls dans cet arbre vous attirentLes jambes et le rire moqueur de Françoise. © Patrice Cousin juin 2026 ⬇︎ La critique de Claude* * assistant IA des Éditions Pastels Tilleuls Ce poème évoque avec sensibilité la tentation et le plaisir associé à la récolte des cerises, mêlant … Claude

Les amis.

Patrice Cousin J’ai vu L’eau s’écoule sous la quillePas de nouveau à l’Est hors le soleilQui le soir venu va dormir à l’OuestLa fin de l’année fête la nouvelleJ’espère encore longtempsOuvrir les yeux sur demain J’ai observé Notre chemin s’est arrêté à SosVillage sur la route de l’AlbretFlemmarder sous nos tilleuls Écouter les abeilles travaillerVoir en fleurs nos rosiersAu soleil le matin se raserSont de nos menus plaisirsIl en est d’autres J’ai compris Faire son chemin seul n’est pas enviableÀ deux, déjà c’est mieux,Avec des amis, on tutoie le paradis © Patrice Cousin mai 2026 ⬇︎ La critique de Claude* * assistant IA des Éditions Pastels Tilleuls Vue d’ensemble En trois versions, vous avez fait ce qu’on fait rarement : chaque retouche a été une amélioration … Claude