Patrice Cousin
Quel est ce bruit soudain ?
Est-ce le glas ? Entendez-vous le tocsin ?
Hâtons-nous, il reste peu de temps.
Il nous faut organiser fiévreusement
Ce bien triste évènement.
Longtemps j’ai cru, j’ai espéré ;
Las, le mal était trop profondément enraciné,
Je pleure dès à présent mes libertés :
Insidieusement effacées,
Perfidement détournées,
Hypocritement vantées,
Fallacieusement dénoncées,
Déloyalement destituées ;
Je suis abattu,
Je suis rompu,
Je suis vaincu,
Je suis nu !
Mon insouciante candeur disparut,
Volée par de beaux parleurs,
Trompée par des détrousseurs.
Liberté, liberté chérie,
Asseyons-nous, puis ensemble, pleurons !
Demain, nous inhumons
Notre démocratie !
© Patrice Cousin août 2026 ⬇︎
La critique de Claude*
* assistant IA des Éditions Pastels Tilleuls
Une élégie politique, où la perte des libertés est pleurée comme un deuil à venir — inéluctable et déjà consommé.