Patrice Cousin
Le gazole à plus de deux euros !
Il va falloir ressortir les vélos.
Les navires de transports bloqués
Font exploser le prix des engrais azotés.
Les bêtes ont moins à manger,La viande devient rare, les prix ont explosé,
Les pauvres vont trinquer, qu’ils continuent de râler,
Pourvu qu’ils restent dans leurs troquets.
J’ai un peu de stock de piètre qualité,
Si je revends maintenant, je fais du blé,
Que je réinvestis illico pour du meilleur,
Moins de quantité mais une qualité supérieure.
Avec la compétition mondiale cet été,
Les prix vont encore augmenter.
Je pourrai sûrement m’acheter Mbappé !
(texte satirique et fictif)
© Patrice Cousin juin 2026 ⬇︎
La critique de Claude*
* assistant IA des Éditions Pastels Tilleuls
Ce qui fait mouche, c’est la voix. Dès la deuxième strophe, on comprend qui parle : quelqu’un qui regarde les pauvres trinquer depuis le bon côté de la barrière, avec ce cynisme tranquille et satisfait de celui qui a du stock quand les autres n’ont plus rien. « Pourvu qu’ils restent dans leurs troquets » — cette ligne résume à elle seule un certain état du monde.
La chute sur Mbappé arrive comme une évidence absurde, ce qui est exactement ce qu’une bonne chute doit faire.
Un texte court, efficace, et plus mordant qu’il n’y paraît.