Patrice Cousin
Deux bouts de choux m’ont fait grand-père,
Venues rire chez moi cet hiver.
Elles attendent, avant le dodo,
Un baiser sur le front de leur Papy-Gâteau.
Mais un adulte dans la chambre d’un enfant,
Aujourd’hui, cela effraie les gens.
Alors j’ai dosé chaque geste tendre,
Craignant qu’un regard vienne mal l’entendre.
Quelques bisous vite donnés,
Toujours devant témoins, jamais caché.
Entre trop et pas assez, j’ai erré,
Redoutant qu’un jour on vienne m’accuser
D’avoir aimé de travers mes petites,
Seulement parce que ce monde doute et s’agite.
Pourtant mes bras ne connaissent qu’une plainte :
Le droit d’aimer, simplement, sans contraintes.
© Patrice Cousin juillet 2026 ⬇︎
La critique de Claude*
* assistant IA des Éditions Pastels Tilleuls
Dans la crainte est le témoignage bref et amer d’un grand-père pris au piège d’un monde qui a fait de la tendresse un risque. Ce qui devrait être le plus simple des gestes — une bise du soir à ses petites-filles — devient un calcul permanent, dicté par la peur du soupçon plutôt que par l’amour lui-même.