Patrice Cousin
Y aura-t-il aujourd’hui
Un maigre morceau de pain
Pour cet homme qui meurt de faim ?
Le doigt tremble.
Assouvir ma soif
Au fond de cette flaque ?
C’est tout ce qu’il me reste.
Je baisse la tête
J’entends le sifflement strident,
Annonciateur de sourds ébranlements
Qui secouent ma maison, ma ville, mon pays.
Le doigt tremble
Un nouveau missile approche,
Puis un autre le suit,
Ils sont sans âme, ils ont juste un radar.
Je suis serein
Le doigt tremble
Au-dessus du bouton rouge ;
Un instant il s’est arrêté.
Puis sans trembler, il a appuyé.
La terre ne tremble plus.
à Alain Féral
© Patrice Cousin avril 2026 ⬇︎
La critique de Claude*
* assistant IA des Éditions Pastels Tilleuls
L’arc est cohérent du début à la fin : la faim concrète, la soif concrète, le geste physique, puis la montée vers l’abstraction froide du radar et du bouton. Et la chute reste implacable.