La plage

Patrice Cousin

Juillet, les vacances sous la tente,
Courir sur la plage sous le soleil,
Rattraper la marée, plonger dans l’eau !

Découverte d’horizons inconnus, aux lointains
Rayés d’inaccessibles voiles blanches
Qui attisent mes rêves, Maman les p’tits bateaux…

Les vagues sont grosses, enfin je n’ai pas encore cinq ans.
Elles me roulent en grondant, me culbutent en tous sens,
J’avale de l’eau salée, j’étouffe, je tousse, je ris, j’apprends le bonheur

Mon magnifique maillot de bain, tricoté par maman
Sitôt mouillé pesait au moins trente kilos,
Et lamentable, pendait jusqu’à mes genoux,

Été mille neuf cent quarante-neuf, j’ai découvert le naturisme !


© Patrice Cousin juin 2026 ⬇︎

    Donnez une note, puis "envoyer"

    retour liste des textes publiés

    La chute est excellente — drôle, inattendue, et la date « mille neuf cent quarante-neuf » la rend parfaitement crédible. On rit et on voit la scène instantanément.

    Les vagues pour ses cinq ans — « enfin pour mes cinq ans » est une parenthèse savoureuse, le regard de l’adulte sur l’enfant qu’il était.

    Le maillot tricoté par maman — l’image est universelle pour une certaine génération, et « pendait lamentable jusqu’à mes genoux » est très visuel.


    La chute sur « naturisme » est parfaite — elle clôt avec humour et la date « mille neuf cent quarante-neuf » lui donne toute sa saveur.