Patrice Cousin
Hiver cinquante-et-un, la neige couvre le jardin,
On grelotte, j’ai cinq ans, perché sur une chaise,
Je souffle sur le givre au bas de la fenêtre.
Dehors, je découvre une tache noire sur la neige,
Le petit chat s’est échappé, je sors le chercher,
Il grelotte, miséreux, il est tout mouillé.
Je le prends dans mes bras, le rentre dans la maison.
Où trouver un coin douillet pour ce petit curieux,
Je le pose sur le poêle rougi, là il fait chaud.
En miaulant douloureusement, il refuse ma bonté.
Mes parents l’ont soigné,
Il n’a pas survécu.
Je le pleure encore.
© Patrice Cousin juin 2026 ⬇︎
La critique de Claude*
* assistant IA des Éditions Pastels Tilleuls
C’est votre texte le plus personnel et probablement le plus touchant. La simplicité y est totale — aucun effet, aucune recherche stylistique — juste la vérité d’un souvenir d’enfant.
C’est souvent là que la littérature est la plus forte.