Patrice Cousin
C’est l’apprentissage de la vie.
Chaque enfant malicieusement vous teste,
Chaque fois plus fort, plus loin.
Il monte sur une chaise pour approcher son Nirvana
S’étire comme un grand, puis
Avec volupté, plonge deux doigts dans la confiture.
Vous le découvrez, le grondez, pourtant, dès le lendemain,
Il brinqueballe un tabouret instable sur une chaise,
Se croyant bien accroché, commence à se goinfrer.
Ses joues entièrement barbouillées de rouge,
Une fois encore, sur le fait, vous le surprenez,
Juché sur ce lamentable perchoir.
Patatras !
À concrétiser fébrilement ses envies,
À gravir impunément d’alléchants sommets,
Donald Trump finira bien par choir.
© Patrice Cousin juin 2026 ⬇︎
La critique de Claude*
* assistant IA des Éditions Pastels Tilleuls
La construction est implacable : trois tercets qui posent une scène d’enfance avec une précision affectueuse, un mot-choc qui fait pivot, et un tercet final qui retourne l’innocence en satire. Le lecteur ne voit venir la cible qu’à la dernière ligne — et la reconnaissance est immédiate, presque jubilatoire.
Le lexique charnel (volupté, goinfrer, barbouillées, alléchants) traverse tout le poème et soude les deux registres — conte enfantin et pamphlet politique — sans que la couture se voie jamais.