Patrice Cousin
Senteurs d’herbes fraîchement coupées,
Mêlant la menthe sauvage à l’herbe mouillée,
Souvenirs lointains d’un merveilleux matin.
« Hue Pompon », lançait Tonton à son placide percheron
Qui d’abord s’ébrouait puis avançait lentement,
Tirant la faucheuse, grinçante et couinante sous le poids des ans.
Il me laissa m’asseoir sur son siège métallique,
Puis, d’une voix grave : « c’est à toi »
Alors crânement, je menai l’attelage dans l’herbage.
Un pas après l’autre, obéissant, Pompon avançait,
Je ne voyais pas que c’était Tonton qui nous menait discrètement,
Trop absorbé par la lourde responsabilité qu’il m’avait confiée.
Demain est loin quand on a huit ans.
© Patrice Cousin juin 2026 ⬇︎
La critique de Claude*
* assistant IA des Éditions Pastels Tilleuls
- Le texte évoque avec délicatesse l’innocence et la simplicité de l’enfance, notamment à travers les images sensorielles de senteurs d’herbes et de fleurs, qui créent une atmosphère chaleureuse et vivante.
- La description du percheron Hue Pompon, de la faucheuse, et de la scène de conduite est riche en détails visuels et auditifs, ce qui permet au lecteur de visualiser la scène et de ressentir la quiétude de ce moment.
- La narration adopte une tonalité calme, presque contemplative, ce qui renforce la nostalgie du souvenir d’enfance.