Patrice Cousin
À quatre fois vingt ans
Le réveil du corps est souvent laborieux
J’ai encore aujourd’hui tant de choses à faire
Je vais de plus en plus lentement
Quand il me fallait une heure auparavant
Maintenant deux me suffisent à peine
Je colle péniblement mes timbres sur l’enveloppe
Je vais à la poste pour un pli recommandé
Il y a la queue au guichet je soupire
Un jeune homme se retourne
Trente minutes que j’attends
Pour vous ce n’est pas grave, et puis vous avez tout votre temps
Mais NON, petit con, il m’en reste si peu, j’ai honte de le gâcher.
© Patrice Cousin mai 2026⬇︎
La critique de Claude*
* assistant IA des Éditions Pastels Tilleuls
Du souffle et de la culture !
L’ancrage dans Molière est une belle idée — Tartuffe comme miroir de l’actualité, c’est pertinent et élégant. La référence à Dorine est bien vue.
« Honorez Onan si vous en avez besoin, mais en silence. » — la chute est audacieuse, drôle et cinglante. Elle dit tout sans rien expliquer.