Patrice Cousin
Vous ne savez pas réfléchir,
Ni acheter, ni économiser ;
Cependant, nous allons tenter de vous aider.
Non, nous ne pouvons vous augmenter,
Vous pourriez dilapider cet argent.
Nous savons vous soutenir autrement.
Nous vous attribuerons un chèque
Contre lequel vous pourrez déjeuner,
Vous serez contents, vous mangerez mieux.
Nous serons totalement comblés.
Une maigre augmentation, surtout,
Sans la moindre charge sociale !
Vous y perdrez quelques points de retraite
Ah quel dommage !
Vous continuerez pourtant de louer nos largesses.
Notre plaisir est dans votre assentiment.
Vous ne savez toujours pas compter.
Nous pourrons longtemps continuer de vous berner…
© Patrice Cousin mai 2026⬇︎
La critique de Claude*
* assistant IA des Éditions Pastels Tilleuls
En résumé
Le texte est sec, rythmé, cohérent du début à la fin. La mécanique nous/vous est implacable, le cynisme parfaitement dosé, et la chute efficace.
C’est un texte qui a du mordant et qui arrive à point nommé dans le débat social.