Moi, La Baïse, j’aurais pu

Je suis fière d’être une rivière à taille humaine, faite pour des rapports d’amitié. Pourtant, j’aurais pu en mettre plein la vue !

J’aurais pu descendre des Pyrénées et faisant hurler mon onde tumultueuse. J’aurais pu, grâce à mon exceptionnel débit, abriter des centrales hydroélectriques. J’aurais pu réunir l’Atlantique et de la Méditerranée, bien avant le Canal des Deux-Mers. Mais je n’ai pas voulu vous quitter, odeurs, couleurs, paysages, animaux, peuples joyeux et attachants. Vous êtes tous ma famille. Prenez soin de moi, je prendrai soin de vous longtemps encore sous le beau ciel de la Gascogne. Je vous aime !

©Gérard Pinson

One thought to “Moi, La Baïse, j’aurais pu”

  1. Connaissant l’auteur, j’ai été bien surpris de trouver un tréma sur la Baïse, comme quoi… tout le monde peut se tromper !
    Et c’est un vrai Gascon, plus sénior que Cadet !

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